Affichage des articles dont le libellé est Story. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Story. Afficher tous les articles

mercredi, avril 06, 2011

L'amour éternel... L'amour autenthique... XVII (corrigé)


L'amour authentique

XVII


Le lendemain, Mori fut rassuré de la voir saine et sauve.

¾   Tu vois! J’ai tenue, ma promesse! Je suis encore en vie.
¾   T’avais intérêt!

Ils sont tombés dans les bras l’un de l’autre. Mori n’en revenait pas de la voir vivante. C’est génial de voir à quel point, il avait confiance en elle. Enfin, il faut bien dire ce qui est. S'il n'avait pas préparé le terrain d’abord, elle ne sait pas ce qu’elle aurait fait.

¾   J’ai eu peur pour toi! Surtout que tu avais insisté pour que je quitte cet endroit.
¾   Pff! Quel manque de doigté! T’aurais pu dire. J’étais sûr que tu réussirais!

Il lui donna une petite tape sur la tête.

¾   Et maintenant, qu’est-ce que tu comptes faire?
¾   Oh! Reprendre ma vie, je suppose. Là où je l’avais laissée avant que je ne rencontre Chung. Enfin, il y a une dernière chose que je voudrais faire avant de tourner complètement la page et j’aimerais que tu sois avec moi.
¾   Tout ce que tu veux.

Elle alla chercher la boîte où reposaient les cendres de Chung. Mori et Madailéin allèrent dans le jardin.

Elle portait contre son cœur l’urne qui contenait les cendres. 

Madailéin sentit son esprit s’échapper. Elle pensait à Sato, lorsqu'il l'avait emmenée dans ce restaurant, dont elle n'y met plus les pieds et dont elle évite de se rappeler le nom. Il l’avait emmenée le soir même où il était rentré de Honk Kong, pensant qu'il ne reviendrait jamais. Et où, il l’avait demandée en mariage… Elle pensait à Chung... tout sur lui, lui manquait.

Mori posa ses mains sur ses épaules avec douceur. À ce moment, elle tourna son visage vers lui et lui adressa un sourire confiant. Mori sentit son cœur se remplir de gratitude pour elle, cette rousse pétillante au regard doux et dur à la fois, avec sa personnalité ténébreuse et déterminée qui avait transformé l'existence de son ami, Chung. Même si ce fut de courte durée. Elle a risqué sa vie pour lui. 

Elle était la femme de sa vie… Sa moitié sans laquelle il ne s’imaginait plus pouvoir vivre, ce qu'il lui avait dit quelques jours avant de mourir. 

Elle ouvrit la boîte. Sa gorge se serra.

Le fait de lui dire adieu fut insupportable. Elle l'aimait. Elle l'aimait tellement fort. Et sincèrement et profondément. Le plus étrange, ils n'avaient pas eu besoin de se déclarer, l'un était la moitié de l'autre, se complétant, se comprenant. Il lui avait donné tellement plus que ça, tellement d'amour et de bonheur.

Elle l'a perdu, elle parlera maintenant qu'à un fantôme ou peut-être elle lui parlera dans ses rêves.

¾   Chung. À tout ce que j’ai perdu en même temps que lui.

Mori a mis ses mains dans celles de Madailéin.

¾   Et aussi à tout ce qu’il t’a apporté. À tout ce qu’il a fait pour toi. À l’amour qu’il t’a porté.

Une petite brise s’est levée comme par enchantement. Elle a baissé l’urne peu à peu, jusqu’à ce que toutes les cendres se soient envolées.

¾   C'est trop dur de le voir partir comme ça, dit-elle.
¾   Ne t'inquiètes pas, je serai là comme tu as été là pour lui.
¾   Je sais qu'on se reverra, mais il faut que je te dise, merci Miro.
¾   Tu n'as pas à me remercier, dit-il.
¾   Je n'arrive pas à me faire à l'idée qu'il soit mort, dit-elle en hochant la tête.
¾   Disons qu'il s'est absenté pour une période indéterminée, dit Miro en souriant.






À suivre…




Karole McDowell 2011 - (c) La reproduction est interdite sans l'autorisation de l'auteure.

L'amour éternel... L'amour autenthique... XVI (corrigé)


L'amour authentique

XVI


Elle entra discrètement par la porte d’entrée et arriva dans le dortoir. Tous trois étaient assis sur des chaises. Mori les avait ligotés. Son regard s'arrêta sur les hommes. Le premier était celui qui les avait fait monter elle et Chung, dans la camionnette et qui avait essayé de la violer dans la cellule. L'autre, celui qui avait abattu Chung et Ruan, et le traître. Les trois étaient devant elle.

¾   Bonsoir, Messieurs! Je suis odieuse de venir comme ça au beau milieu de la nuit! dit Madailéin.
¾   Mais t’es qui, toi! dit le chinois qui se disait britannique.
¾   Qui suis-je! Vous me peinez cher Monsieur! Je suis celle que vous avez enfermée, il y a vingt jours de cela, vous avez le syndrome de la mémoire courte, on dirait!
¾   Qu’est-ce que tu veux? dit celui qui avait abattu Chung et Ruan.
¾   Oh! Pas grand chose. Vous tuer, et pourquoi? dit-elle.

Ils sont tous éclatés de rire.

¾   Ah! J’avoue que parfois, je sais être très drôle! dit Madailéin.
¾   Stupide aussi. Tu crois que nous sommes que trois ici? dit celui qui les avait fait monter dans la camionnette.
¾   Je sais, vous étiez huit en tout. Mais il est arrivé malheur aux cinq autres! Désolée.

Ils étaient tous attachés sans possibilité de se libérer. Elle avait de bonnes raisons de se venger. Mais ça les faisait rire. Elle prit très mal, cette grossièreté. Était-elle si peu crédible?

¾   Une petite démonstration, ça vous tente? dit Madailéin. C'est quoi ton nom, demanda Madailéin à celui qui avait essayé de la violer dans la cellule.
¾   Je ne dirai rien à toi.
¾   Ok, comme tu veux.

Elle s’approcha de lui. Elle sortit un couteau et d’un sec, elle lui coupa le visage. Les rires cessèrent au même moment qu'il commença à hurler.

¾   Tu aimes faire souffrir, mais tu n'es pas très résistant à la douleur. Ceci est d'ailleurs bien dommage, car cela ne me laissera pas assez de temps pour bien m'amuser avec toi. Maintenant je vais pouvoir jouer avec vous tous!

Un sourire sadique apparut sur son visage.

¾   Ecoutes-moi, connasse! Tu vas crever.
¾   Tut … Tut … Tut … C'est quoi ces manières! Et toi, c'est quoi ton nom?
¾   Liang!
¾   Et ton nom britannique? Tu as bien dit que tu étais britannique! Pourquoi tu me sors un prénom chinois? Vois-tu, nous avons toute la nuit devant nous, et tu ne seras pas déçu du voyage quand tu atterriras. Si tu atterris, bien sûr! dit-elle.

Elle mit sa main dans la poche de son manteau de cuir, et elle sortit une pince.

¾   Tu n'es qu'une… commença-t-il. Que comptes-tu faire avec cette pince!

Elle s'avança vers lui.

¾   Je suis irlandaise, je crois que tu le sais. Et disons, que je suis assez bien documentée sur les différentes méthodes de torture que vous avez employé pour torturer plusieurs de mes ancêtres. À moins que tu décides de tourner ta veste et de devenir chinois. Mais, même à ça, cela ne m'arrêtera pas.

Elle prit l'annuaire de sa main gauche, et commence à lui arracher l'ongle très lentement, alors qu'elle continue à parler, et lui, commence à hurler.

¾   Je ne ferais jamais de mal à mon prochain. Je vois que tu ne connais pas ce proverbe.

Elle continua à arracher son premier ongle délicatement, alors qu'il hurle de plus en plus fort. Elle s'attaque à son deuxième doigt, le majeur de la main droite.

¾   Je ne tuerai point. Tu as aussi enfreins ce proverbe en tuant l'homme que j'aimais, une grosse erreur de ta part.

Elle arrache d'un coup sec son deuxième ongle.

¾   Tu es cinglée! s'exclame-t-il en se tordant de douleur.
¾   Cinglée? dit-elle.

Ce n'était même plus un état de fait à ce moment-là, mais plutôt une constatation purement rhétorique.

¾   Bon en fait je pense que je vais être magnanime et que sur ce coup te couper la main, serait bien plus marrant.
¾   Ne fais pas ça!
¾   Je suis désolée mon chou, mais vous avez emporté ce qui résidait dans mon corps : Mon humanité. Je me suis demandée ce que cela ferait de vous voir, vous tortiller de douleur sous mes mains. Alors que vous, vous avez fait mourir mon âme sœur. Je rêve simplement de vous faire mourir tout court. Quel fol amour, ne trouves-tu pas? Au moins, je pourrai dire que notre amour n'était en aucun cas platonique, et routinier.

Il faillit tomber dans l'inconscience. Elle s'approcha de son oreille et murmura.

¾   Avant que tu ne tombes dans l'inconscience, je tenais juste à te dire une chose. Sache que vous allez tous souffrir comme vous avez fait souffrir par le passé. Comme mon père disait, on meurt comme on a vécu. Mais je serais gentille, j'abrégerai vos souffrances. Ne me trouves-tu pas gentille? Mais toi, tu me fais plaisir lorsque je vois l'horreur et la peur sur ton visage.
¾   Va te faire foutre! cria celui qui avait essayé de la violer.
¾   Quoi! Je viens de torturer ton camarade et tu oses m'insulter! J’ai été piégée à caméra cachée, ou quoi? Écoute-moi, gros tas de merdes, tu ferais mieux de fermer ta grande gueule. Ne t'en fais, quand l'autre sera mort, tu vas prendre ton pied, promis!
¾   Tu n’auras pas le cran de faire ça, sale chienne! cria celui qui avait tenté de la violer.
¾   Tu crois que je vais me gêner!... Jimmy!
¾   D'où sors-tu mon nom?
¾   Ah! Tu me déçois! Lorsqu'on veut tuer quelqu'un, il faut d'abord se renseigner sur lui!
¾   Va te faire foutre! Ce n’est pas une traînée dans ton genre qui va me faire peur!
¾   Une traînée de luxe, fais attention à ce que tu dis! cria-t-elle en dégainant son arme. Maintenant, lève la main ou je fais exploser ta jambe!
¾   Vas-y, tire.
¾   Il ne faudra pas me le dire deux fois!

Elle tira. Il poussa un hurlement terrifiant.

¾   Alors, tu la lèves cette main? Oui ou merde!
¾   Merde!
¾   Comme tu veux!

Elle lui logea une balle dans l’autre jambe. Il hurla de plus belle.

¾   Aaaah! Putain! PUTAIN!
¾   Maintenant, tu la lèves cette main!
¾   C’est bon, je vais la lever, ne t’énerve pas!
¾   Je ne suis pas énervée. Tout compte fait, ta main ne m'intéresse plus. Laisse tomber.
¾   Ah! Putain, tu fais chier! Poufiasse!
¾   N’épuise pas ton vocabulaire, il semble assez restreint et je n’en ai pas encore terminé avec toi. Ce qui m'intéresse c'est de te voir mourir! dit-elle en mettant la lame de son couteau sous sa gorge.

Il avala bruyamment sa salive.

Elle se dirigea vers Liang.

¾   Regarde ce que j'ai amené avec moi?

Elle sortit une boîte de sel de son sac et elle le versa sur ses blessures. 

Ses cris n’avaient plus rien d’humain, et ses yeux étaient ceux d’un fou.  Cet homme était devenu un monstre au sens figuré, bien qu’il ne soit plus en état de faire grand chose.

Elle se rendit vers sa seconde victime qu’elle avait laissée en plan, qui agonisait, désormais.

¾   C’est terrible, la souffrance! Tu n’aurais jamais imaginé ça, n’est-ce pas? Mais, ne t’en fais pas, c’est fini.

Elle lui trancha la gorge d’un coup sec.

Elle s’approcha à nouveau de celui qui avait abattu Ruan et Chung.

¾   Toi, comment vais-je te tuer?  Qu’est-ce qu’on ressent quand on se fait dépecer vivant? Tu as déjà entendu les cris du cochon lorsqu’il sent qu’il va mourir? Ça n’a rien à voir avec celui de l’homme.

Qu’est-ce qu’il lui prenait de sortir ce genre de bêtises? Elle décida de se taire et lui planta son couteau dans le ventre, assez profond pour lui faire mal, mais pas assez pour le tuer. Ses cris commençaient vraiment à l’énerver, alors elle saisit gros rouleau de ruban adhésif et elle le bâillonna.

¾   Ce qui est étrange avec la torture, c'est qu'on finit par y prendre plaisir!

Elle se plut à lacérer son corps et à observer la tête qu’il faisait.

Sa souffrance était poussée à son comble étant donné qu’il ne pouvait hurler pour évacuer son mal.

Une fois qu’elle eut terminée, qu'il eût enduré un maximum de souffrances, elle enleva son bâillon. Elle lui trancha la gorge.

Elle garda pour la fin, le « britannique », qui était dans la cellule avec celui qui avait abattu Chung d'une balle dans la tête. Il semblait avoir apprécié lorsqu'il l'avait lacéré avec son sabre, mais là, il ne semblait pas apprécier du tout.

¾   Alors, mon chéri, euh... Liang, que dis-je. Puisque tu es britannique avant tout, ce qui est vraiment insultant pour ton peuple, et que pour moi tu es un chien, je vais t'appeler... Spot. Tu aimes ce nom? demanda-t-elle avec un sourire sadique. J’en suis sûre!
¾   Appelle-moi comme tu veux, dit-il. Mais il faut reconnaître une chose. Tu te débrouilles pas mal pour une femme. On aurait presque pu s’entendre. dit-il.
¾   Tu n'essaierais pas de flirter avec moi? demanda-t-elle en s'approchant de lui.
¾   Ça me fait plaisir que ce soit toi qui me tue, plutôt que de crever dans mon lit ou lors d’un mauvais coup dans une cabane dans le fond des bois.
¾   Hey! Qu’est-ce que tu crois! Ne pense pas t’en sortir, j’en ai pas fini avec toi! dit-elle en le pointant du doigt. Ou à moins que tu puisses m'offrir mieux que l'homme que j'aime! dit-elle en s'assoyant sur lui à califourchon.
¾   Tu savais que je pouvais me détacher? dit-il en la fixant.
¾   Tes doigts sont amochés, tu ne peux rien faire! dit-elle.
¾   J'ai eu pire, dit-il.
¾   Ah… Je vois, tu aimes ça de manière bestiale. Et je vois que je te fais de l'effet, dit-elle.
¾   Tu es belle, tu sais, dit-il.
¾   Un conseil ne sous-estime jamais une irlandaise! Jamais! Tu ne pensais pas sérieusement pouvoir me piéger aussi facilement?
¾   Et si tu la fermais? dit-il. Je n'avais pas l'intention de te tuer, je ne suis pas comme ça... Je ne touche pas aux femmes.
¾   Tu es très bavard pour un homme qui est attaché! dit-elle.
¾   Comment dire... tu es la plus... allumée des femmes que j'ai rencontrées. dit-il. Et je ne crois pas que j'aurais eu la chance de rencontrer une femme qui m'aurait aimé assez pour me venger. Dommage qu'on se soit rencontré de cette façon. Une chose est certaine... notre histoire aurait pu avoir du piquant.

Elle se releva brusquement et elle sortit alors une longue dague d'environ vingt-cinq centimètres. 

¾   Tu la reconnais? C'est avec ça que tu as mutilé Chung!

Soudain, il avait déjà peur de ce qu'elle pourrait lui faire. Elle déchira alors la chemise de Liang et passa doucement sa lame sur sa poitrine.

¾   J'attends ça depuis si longtemps Liang, te faire souffrir comme tu as fait souffrir mon amour. 
¾   Ce n'est pas moi qui l'ai tué, dit-il en sentant sa peau rougir sous la lame. Je suis parti avant qu’il soit tué, ce n'est pas moi merde! 
¾   Tu l'as mutilé avec ça, cela revient au même, tu es l'un d'entre eux, et je ne te laisserai pas en vie, dit Madailéin avant d'enfoncer la dague au-dessus de la poitrine, entre sa clavicule. 

Il hurla de douleur. Il put reprendre son souffle quand elle ressortit la lame. 

¾   Inutile de te dire que les nerfs sont nombreux ici, je sais que tu connais parfaitement la morphologie humaine tout comme moi!

Elle s'en alla vers le bar derrière elle, sous l'œil inquisiteur de Liang. Elle revint avec une bouteille d'alcool fort. Liang serra les dents tandis que Madailéin en versa sur sa blessure toujours ouverte. Là encore, il hurla comme un dément. Elle haletait légèrement, ses yeux étaient voilés par le plaisir de voir l'autre souffrir. Sous les yeux incrédules, elle se plaça derrière lui, et lui enfonça la dague dans le dos à un endroit particulièrement sensible.

Elle retourna devant lui et elle se remit ensuite à califourchon sur lui et le regarda dans les yeux. Elle souriait sadiquement tout en marquant d'une traînée rouge, le torse de Liang là où elle passait avec son index. Celui-ci la regarda, conscient qu'il ne pouvait rien faire dans cette position. 

¾   Alors! Tu as toujours envie de moi? Tu es très résistant. J'aime bien! dit-elle. 
¾   J'ai eu pire! dit-il à nouveau.

Sa lueur sadique fit un froid dans le dos à Liang, tellement, qu'il avait peur quand Madailéin avança son arme vers sa gorge, ce qui l'effraya soudainement. Elle redescendit, sa dague en bas, droit vers son torse. C'est avec une main souple qu'elle arrêta l'arme et fit une petite entaille sur le torse de Liang, faisant écouler un peu de sang. Madailéin descendit de Liang, se mettant un peu plus bas. Elle baissa doucement le pantalon de Liang qui ne se sentait pas rassuré en la voyant si déterminée. Liang se sentit rougir et inspira profondément. 

¾   Je vois que tu aimes souffrir! dit-elle en le regardant. Tu aimes les histoires? Que tu aimes ou pas, je vais t'en raconter une.

Il la regarda bizarrement.

¾   Tu dois avoir entendu parler de l'histoire d'amour de Mairenn O'Mahony et de Tan Mao Shan?… Tan? Ce n'était pas ton nom avant de devenir un traître?

Il devint pâle.

¾   Hey oui! Nous avons le même sang qui coule dans nos veines, toi et moi... bien sûr ce n'est qu'une toute petite quantité, mais il est bien là!

Elle fut surprise de le voir se lever d'un coup sec. Il s'approcha d'elle en tentant de la maîtriser. 

¾   Je te l'avais dit, que je pouvais me détacher, dit-il.
¾   Moi, je t'ai dit que j'allais tous vous tuer! cria-t-elle.
¾   Tu n'as aucun lien avec moi! Ça fait 160 ans de ça. Tu n'es qu'une irlandaise de merde! cria-t-il.
¾   Et toi, une saleté de britannique!

Elle le poignarda en plein coeur. Il tituba et tomba à genoux. Liang la regarda.

¾   Ça c'est pour avoir trahi ton propre sang. Et pour avoir dit que tu étais britannique, vous avez détruit ma famille, vous avez tué mon père et les deux hommes que j'aimais. Je n'ai plus personne à présent et tout ça grâce à toi, à vous! cria-t-elle de nouveau.

Voyant qu'il était toujours en vie, elle le poignarda une nouvelle fois. Les yeux de Liang se fermèrent alors à tout jamais, et il tomba sur le côté.

Elle se releva, contemplant son œuvre. Elle dû reconnaître que Mori avait raison. Quoiqu’elle soit satisfaite d’avoir tué et de s’être vengée, son malaise n’était pas passé. Ce n’était pas après les avoir massacrés, que cela était sensé lui faire du bien ou lui aurait rendu Chung ou Sato.

Elle retourna dans la cellule où Chung était mort pour récupérer la lettre qui lui était destinée. Dessus, il y avait écrit. "I'll live, I'll stay. I'll be back another day... I'm next to you, I'm still in your life, I'll be back another day. Our love is undying" Chung.

Ces mots semblaient lui dire quelque chose, mais étant dans un état second, elle ne cherchait pas à savoir où elle les avait entendus.

Elle fit le tour du hangar afin de trouver quelque chose pour détruire le bâtiment et compléter son œuvre. Elle trouva de l’essence dans une sorte de réserve. Elle en versa dans toutes les pièces et elle y mit le feu.

Elle s’est bien sûr enfuie avant l’arrivée des pompiers ou des policiers. Elle n’avait pas de souci à se faire. Dans ce trou désert et à cette heure de la nuit, personne ne pouvait l’avoir vu. Et comme personne de vivant ne savait ce qui s’était passé à part Mori et elle-même, elle n’avait aucune raison de s’inquiéter.

Elle se rua chez elle, épuisée et maculée de sang.





À suivre…




Karole McDowell 2011 - (c) La reproduction est interdite sans l'autorisation de l'auteure.

L'amour éternel... L'amour autenthique... Chapitre XV (corrigé)


L'amour authentique

XV


La vengeance. Il ne lui restait plus que cela. C'était, la seule chose qui lui permettait de rester dans ce monde. Celle qu'elle devait d'accomplir. Elle devait punir ceux qui lui ont enlevé celui qu'elle avait aimé. Eux qui vivaient avec désinvolture, fiers de leurs actes héroïques qui n'étaient que sauvagerie. Ils se complaisaient dans leur semblant de pouvoir.

Qu'importe si elle doit se transformer en un monstre qui fera déverser ce liquide pourpre qui coulera de leurs corps pourris. Elle l'accomplira, elle n'hésitera pas. Ils doivent être punis. Ils doivent subir sa colère, celle de son coeur.

Bien sûr, la vengeance n'engendre rien de bon, mais cela la soulagera pour les années à venir.

Cette fois, il n'y aura aucune excuse pour pardonner toutes les atrocités qu'ils ont commises depuis.

L'amour, elle ne le connaît plus. Elle ne vit que dans la haine et le mépris.

Elle se rendit dans cette rue, où ils se sont rencontrés la première fois, lorsqu'il l'avait renversée avec sa voiture.

Pendant vingt jours, elle a préparé sa vengeance. Depuis vingt longues journées, qu'elle attend de revenir dans cet entrepôt et de finir ce qui aurait dû être fait, il y a bien longtemps. Mori n'était pas d'avis, il a tout fait pour lui en dissuader. Mais il avait fini par comprendre qu'elle ne changerait pas d'idée. Lui, qui avait décidé de quitter ce monde sanguinaire, a décidé de l'accompagner. Il s'occupe de ces bouffons pendant qu'elle, elle se prépare mentalement à leur faire vivre une nuit d'enfer.

Elle se souvient de celui qui avait tué Chung. Elle l'avait entendu dire qu'il était britannique. Pourtant, il était d'origine chinoise, mais il ne parle qu’à peine le chinois. Elle a toujours eu un profond mépris pour ceux qui renient volontairement leurs ancêtres. C’est certain qu’il faut oublier les offenses, mais de là à oublier d'où l’on vient, il y a des limites. Cela lui fait le même effet que ceux qui osent mettre britannique et irlandais dans la même phrase. Il est fier d'être comme ceux qui ont engendré des souffrances à ses propres ancêtres.

Cela lui rappelait une femme de sa famille, qui avait épousé un homme d'origine chinoise en 1850. Ils avaient défié la loi britannique contre les mariages mixtes, cette loi qui fut plus qu'officielle quelques années plus tard. Ils avaient été torturés pour ça.

Oui, elle réservera des sévices particuliers à ce traître

Le sang de Mairenn O'Mahony et de Tan Mao Shan, coule dans ses veines. Elle le prouvera cette nuit.

Elle a toujours été patriote dans l'âme, elle le sera jusqu'à sa mort. Qu'elle meurt cette nuit ou dans vingt ans, elle mourra digne et sauvera l'honneur de ces deux hommes, que la vie lui avait permis et donné la joie et la chance, surtout la chance de connaître.







À suivre…




Karole McDowell 2011 - (c) La reproduction est interdite sans l'autorisation de l'auteure.

L'amour éternel... L'amour autenthique... Chapitre XIV (corrigé)


L'amour authentique

XIV

Lorsqu’elle se réveilla, Mori était adossé au mur, face à Madailéin.

À la lueur de son regard, elle a vu qu’il n’avait pas envie de parler.

¾   Je n’ai jamais pu supporter de voir une femme aussi malheureuse.
¾   Tu fais partie de cette bande toi aussi? demanda Madailéin.
¾   J'en faisais partie, et je voulais que tout cela cesse. Mais c’est fini. Je ne veux plus en entendre parler.
¾   Je ne comprends pas comment vous avez pu en arriver là. Il me semble qu'il y a autre chose à faire dans la vie. 

Elle aurait mieux fait de fermer sa bouche, parce qu’il l’a très mal pris.

¾   Tu ne sais rien à propos de ce que nous faisions! Ce n’était pas des petits gars qui mettaient le feu dans une poubelle, mais des gens brûlés vifs, que j'entendais et que j'entends encore crier, et que je n’ai pas réussi à sauver. Des personnes mortes, les visages qui me hantent, regarder la femme pleurer la mort de son mari. Tu ne sais rien. Je te rappelle que je suis là pour t’aider, pas pour me faire casser! Je trouve que tu as la mémoire bien courte. La dernière fois que tu as fait ce genre de réflexion sans rien savoir justement, c’était à une personne que tu ne reverras plus jamais.
¾   T’es vache de me dire ça.
¾   Peut-être, malgré cela, c’est vrai.
¾   C’est bon, excuse-moi.

C’est sur ces mots, qu’il l’a laissé. Elle passa sa journée à traînasser. Elle fut trop perturbée pour dormir et trop fatiguée pour faire quoi que ce soit. Le lendemain matin, elle se leva, déçue et inquiète, car elle n’avait toujours pas eu de rêves de Sato, ni de Chung. Ils n’avaient pas le droit de l’abandonner comme ça, vulnérable. Mais peut-être qu’elle n’aura plus jamais de rêves de Sato. Qu’avait-elle pensé pour avoir de tels propos envers Sato?

Le soir, elle se coucha. Et elle fit un rêve. Il ne ressemblait à aucun de ceux qu’elle avait fait auparavant. Elle se tenait devant un bâtiment qui brûlait. C’était un grand incendie. Elle était si près et elle pouvait sentir la chaleur, comme si elle émanait d’elle-même. Elle se sentit sereine et satisfaite. Au milieu des flammes se dessinèrent les visages de Chung et Sato.

Elle se réveilla en sueur. Il faisait grand jour.

Assise très droite dans un fauteuil, les yeux gonflés de douleur. Elle pensait à Chung. Le plus drôle, elle s'ennuyait de sa jalousie. Il était si doux et si dur à la fois. Ses mots étaient si cruels, lorsque la jalousie le gagnait. Elle revoit son sourire, son regard, ses yeux brillants d'amour et de fierté. Ses douces paroles et ses sourires éclatants. Elle promet qu'elle le vengera.

Lui seul avait réussi à faire revivre son coeur. La carapace qu'elle s'était forgée, s'était lentement fissurée avant de tomber en poussière aux pieds de cet homme.

Son coeur battait lentement, mais douloureusement, les mains tremblantes, les ongles s'enfonçant dans ses paumes, déchirant sa chair. Du sang coulait. Elle ne semblait même pas le remarquer.

Elle n'avait jamais aimé personne après Sato. Jusqu'à ce qu'elle rencontre Chung. Pourtant, cela ne devait pas se passer comme ça, mais lui seul. Oui, il était le seul...

Sa peine était clairement visible.  Lui, sa vie s'est vue enlevée du jour au lendemain.

Mais en ce moment, un seul sentiment émanait d'elle. La haine, cette haine faisait battre son coeur. Il ne battait plus que pour la vengeance. Il était mort... ils l'ont tué...

Elle le vengerait. Oui... Elle le vengerait. Cet amour ne devait pas se terminer ainsi.

Un jour... Elle massacrerait ceux qui lui avaient enlevé l'homme qu'elle avait aimé et qu'elle aimait encore; l'homme qu'elle avait appris à aimer. Elle les anéantirait, les écraserait... Elle le vengerait. Elle les tuera tous. De toute façon... Elle aurait leur peau... 

Elle les vengerait.






À suivre…




Karole McDowell 2011 - (c) La reproduction est interdite sans l'autorisation de l'auteure.

L'amour éternel... L'amour autenthique... Chapitre XIII (corrigé)


L'amour authentique

XIII


¾   Madailéin! elle la serra dans ses bras. Madailéin, où étais-tu bon sens? J’étais morte d’inquiétude!

Devant son manque de réflexe, sa mère a relâché son étreinte et l’a regardée dans les yeux.

¾   Madailéin! Que se passe-t-il? Tu ne me dis rien, pourquoi? Viens, je vais te conduire à ta chambre.

Elle l'aida à monter les marches une à une, lentement, en la tenant par le bras. Puis elles entrèrent dans la chambre. Elle l’a couchée et bordée.

¾   Repose-toi, tu me raconteras tout à l’heure.

Et elle l’a laissée seule. Le problème, c’est que, elle n’allait rien lui raconter, rien du tout. Elle s’endormit et se réveilla environ deux heures plus tard. Le sommeil n’avait fait que la rendre encore plus passive. Sa folie augmentait un petit peu à chaque instant. Elle est descendue de son lit pour s’asseoir par terre, les genoux relevés sous le menton, entourés de ses bras et commença à se balancer.

Elle entendit sa mère monter les marches qui menaient jusqu’à sa chambre. Elle ne la regarda même pas lorsqu’elle lui parla.

¾   Alors Madailéin, qu’est-ce qui s’est passé?
¾   Rien du tout. Il ne s’est rien passé. Il ne s’est rien passé. Il ne s’est rien passé...

Elle répéta sans cesse cette phrase tout en continuant à se balancer.

¾   On sonne à la porte, on sonne à la porte, on sonne à la porte...

Elle voyait sa mère désemparée, sur le point de pleurer, mais elle ne pouvait rien faire pour la réconforter. Elle n’en avait pas envie. Elle préférait rester dans son monde, indifférente à celui des autres. De loin, elle avait entendu la sonnette, elle continua son refrain.

¾   On sonne à la porte, on sonne à la porte, on sonne à la porte.

Lentement, sa mère s’est relevée, ne sachant si elle pouvait la laisser seule ou pas, et décida de descendre pour voir qui était là. Elle entendit vaguement.

¾   Bonjour Stuart. Tu viens voir Madailéin? Elle ne se sent pas très bien.

Il était accompagné de Mori. Sa mère ne le connaissant pas, et elle se demandait pourquoi il était là.

¾   Je vous présente Mori, dit Stuart.
¾   Elle est en train de devenir folle. Qu'est-ce qui s'est passé? demanda-t-elle.
¾   Laissez-nous entrer, s’il vous plaît!
¾   Non! Il est hors de question que vous entriez, sans que je sache ce qui se passe, et pourquoi ma fille est dans cet état. C’est ma fille et je vais appeler un médecin. J'espère qu'il ne lui a rien fait, ou qu'il ne lui a pas fait prendre quelque chose, contre son gré. dit-elle.
¾   Excusez-moi. dit Mori en la bousculant pour entrer. Je sais ce qui se passe, laissez-moi passer et vous n’avez pas le choix.

Il courut jusque dans la chambre de Madailéin et s’est précipité vers elle. Elle a entendu sa mère crier.

¾   Non mais, vous vous prenez pour qui? Revenez ici!

Elle les suivit immédiatement. Quand Mori s’est approché de Madailéin, elle chantait toujours le même refrain.

¾   On sonne à la porte, on sonne à la porte.
¾   Madailéin?! dit Mori.
¾   On sonne à la porte, on sonne à la porte, on sonne à la porte.
¾   Holà, elle est dans un sale état! dit Stuart. Qu'est-ce que ton bâtard lui a fait?
¾   Tu fermes ta putain de gueule, ce n'est pas le moment.
¾   On sonne à la porte, on sonne à la porte, on sonne à la porte.

Mori lui mit une gifle.

¾   Madailéin, regarde-moi!

Sa mère s’est jetée sur lui, pour lui retenir la main en criant.

¾   Mais de quel droit? cria-t-elle.

Sa mère s’est arrêtée, car elle avait réagi à la gifle de Mori. Elle leva les yeux vers lui.

¾   Mori est là, Mori est là, Mori est là...
¾   C’est bon, elle réagit encore.

Et soudain, elle se réveilla, et retrouva ses esprits. Le regard agare.

¾   Chung! Où suis-je?  Chung! Où est Chung?

Madailéin regarda la boîte que l'homme cagoulé lui avait donnée et qu’elle avait amené, bien qu’elle ne s’en souvienne absolument pas.

¾   Madame, s’il vous plaît, laissez-nous. dit Mori.
¾   Mais je...
¾   Je vous en prie. Stuart, tu dois sortir toi aussi.
¾   Quoi? cria Stuart.
¾   Non! Il n’est pas question que je sorte d’ici, je veux savoir ce qui est arrivé à ma fille! Elle revient après trois jours dans un état pas possible, vous venez chez moi, je ne vous connais pas. J’exige de comprendre!

Mori se leva et se dirigea vers la mère de Madailéin. Il se plaça devant elle en la fixant.

¾   Je vous expliquerai, mais plus tard. Madailéin et moi devons parler de choses très importantes. Laissez-nous, s’il vous plaît!
¾   Je suis sa mère! cria-t-elle au bord de l’hystérie. Je veux savoir ce qui s’est passé! Je ne partirai pas tant que je ne le saurai pas.

Elle s’est effondrée sur le sol en larmes.

¾   Je veux savoir ce qui est arrivé à ma fille.

Elle était complètement anéantie.

¾   Et pourquoi je ne peux pas rester? dit Stuart.
¾   Je crois que tu es la dernière personne avec qui elle aimerait se retrouver. dit Mori.
¾   Tu sais quoi à propos de nous? Tu ne la connais même pas. Avoir su, je ne t'aurais jamais amener ici.
¾   Je l'aurais su d'une manière ou d'une autre. Alors, tu sors d'ici maintenant. dit Mori froidement.

Stuart et la mère de Madailéin sortirent et les laissèrent seuls.

¾   Mori, comment sais-tu?
¾   Je sais tout ce que tu as subi. Je sais ce qui est arrivé à Chung. 
¾   C’est bon pour les sous-entendus! Que veux-tu que je te dise?
¾   Où étiez-vous? demanda Mori.
¾   Je ne sais pas, j'essaie de me rappeler, mais ça ressemblait à un ancien entrepôt, mais je peux me tromper. Nous étions dans des cellules vitrées. Ils ont tué le frère de Sato! Ruan!
¾   Ruan? Que faisait-il là?
¾   Je ne sais pas, mais s'il n'avait pas été là, je serais morte. Ils ont massacré Chung avant de lui tirer une balle dans la tête. Je suis damnée.
¾   Non. Tu as pu entendre un nom ou un surnom?
¾   Non, la plupart du temps, il parlait chinois et je ne le comprends pas assez pour savoir ce qu'ils disaient. Mais aucun nom n'a été prononcé.

Il la prit dans ses bras.

¾   Quoi qu’il m’arrive, je serais toujours avec toi. Bon, repose-toi. Ne dis rien à personne. Je vais essayer d'en savoir plus.

Il sortit de sa chambre.

Elle l’entendit parler à sa mère qui avait visiblement repris ses esprits.

¾   Qu’est-il arrivé? demanda la mère de Madailéin, lorsqu'elle a vu Mori descendre l'escalier.
¾   Je ne peux rien vous dire pour l’instant. Je sais que vous savez à propos de son père. Des gens l’ont capturée avec Chung. Elle l’a vu se faire tuer. C’est ça qui l’a troublée à ce point et qui l’a mis dans ces conditions. Elle n’avait plus aucun repère. Ne lui posez pas de questions. Ne dites rien. Promettez-moi de respecter ça.
¾   Pourquoi vous parlez de son père!
¾   Je sais que vous savez! dit-il. Alors ne faites pas comme si vous n’étiez pas au courant.
¾   Ah Seigneur! Je ne sais pas si je peux y arriver. C’est toujours ma petite fille. La voir comme ça… Elle vient à peine de sortir du deuil de Sato, et là... Je voudrais faire quelque chose. Mais comment et quoi?
¾   Je vous l’ai dit, ne faites rien.
¾   Je ne sais pas… je… d’accord.
¾   Je vous remercie. Je n’ai pas fini de m’occuper d’elle. Je repasserai en fin de journée.
¾   Et moi, dit Stuart. Je peux la voir?
¾   Oui, mais ne lui pose pas de questions. Moins vous en saurez, plus vos chances de rester en vie seront grandes, dit-il avant de franchir la porte.

Stuart se rendit dans la chambre de Madailéin. Il ouvrit la porte.

¾   Oh! Madailéin. Je t’aime tant, tu sais.

Il l’attira à lui et déposa un baiser sur ses lèvres.

¾   Ne fais pas ça, surtout pas en ce moment, ce n’est pas toi que j'aime.
¾   Tu as toujours fait preuve de diplomatie. Je suis désolé.
¾   J'aimerais que tu me laisses seule, s'il te plaît. dit Madailéin.

Il ouvrit la porte et sortit en lui jeta un regard triste. Elle entrevit sa mère sur le seuil de sa porte. Elle avait les larmes aux yeux.

¾   Tu sais Maman, Chung était un homme bien.

Et elle s'endormit.

Elle fit un rêve... Chung se dirigeait vers elle, mais son visage était flou. Elle l'entendit chanter.



¾   ...Seul au milieu d'une pièce vide. Je ne pouvais pas te toucher, seulement te regarder, j'ai écrit un mot. Il était pour toi. Je me suis dit peut-être, tu le liras. Lis ces mots : Tu ne devais jamais rentrer sans moi. Un jour tu m'entendras chanter : I'll live, I'll stay. I'll be back another day... I'm next to you, I'm still in your life, I'll be back another day.






À suivre…




Karole McDowell 2011 - (c) La reproduction est interdite sans l'autorisation de l'auteure.