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jeudi, mars 17, 2011

Petit extrait de mon roman à venir




Comme elle le voyait sans cesse, elle avait pris l’habitude de sa voix, de ses gestes, de toute l’allure de sa personne, comme on prend l'habitude de ceux près de qui on vit continuellement.


Il lui disait des choses charmantes en lui pressant les mains et les baisant. Elle sentait la chaleur de sa peau et le souffle de son haleine.

Peu à peu il l'enlaçait de ses bras, lui baisait les joues sans qu’elle fît rien pour lui échapper, et effleurant ses lèvres sans lui déposer un baiser. Ce fut une seconde d’un bonheur suraigu et surhumain, magique, sincère. Elle l'aimait, elle ne le voulait pas, mais c'est ainsi. Il le sait, elle le sait, ils le savaient. Il avait retrouvé son épouse perdue d'une autre époque, son épouse oubliée, calomniée par tous.

Elle lui dit, tout, jusqu’à la peur qu’elle avait. Ils passaient ensemble de longues heures d’amour exalté, où les âmes seules s'étreignaient. Et ils se séparaient ensuite énervés, défaillants, enfiévrés. Leurs lèvres parfois se frôlaient; et, ils savouraient cette caresse passionnée, mais chaste.

Il devinait les luttes de son cœur. Leurs bouches à tout instant se cherchaient, et se repoussaient pour se retrouver aussitôt.

En lui touchant la main, il sentit. C’est bien elle, se dit-il. Il se mit à causer à mi-voix, tendre et galant, berçant cette âme qui jadis, il avait aimé de tout son cœur. Elle l’écoutait sans répondre. Elle ne voyait que lui et quand son oreille tressaillait à ces trois mots : « Je t’aime », en baisant sa main.

C’était lui qui serrait sa poitrine contre son cœur, c’était lui qui jetait sur ses lèvres ces caresses victorieuses. C’était lui, qu’elle étreignait, qu’elle enlaçait, qu’elle appelait, le souffle de son cœur.

C’était lui, son tendre époux qu’elle avait tant aimé. C’était lui, qu’elle aime aujourd’hui tout comme, il l’a aimé… d’un amour profond. Les sensations qu’ils ressentaient sans même pratiquer l’acte sexuel, en disait long sur leur amour véritable, un amour cosmique universel.

Karole McDowell 2011 - (c) Toute reproduction est interdite sans l'autorisation de l'auteu
re.

lundi, mars 07, 2011

lundi, février 21, 2011

Amour éternel - 3e vie... troisième partie - L' "autre" cérémonie

L' "autre" cérémonie



Maintenant que Chuichi avait retrouvé Mairenn, il était impératif qu'ils se marient au plus vite. L' "autre" mariage ainsi prononcé, personne ne pourrait le contester.

Il fut décrété que la cérémonie se déroulerait dans la maison de Chuichi présidée par Kido, l'ami pasteur de Chuichi.


Pourquoi tant de précipitation? Tout d'abord, parce que de nombreux combats attendraient certainement son preux chevalier.

Kido avait toute autorité en la matière. S’il ne s'acquittait pas fidèlement de ses fonctions, il pouvait être déchu de son poste et mourir subitement. Et il faudrait alors lui trouver un successeur.

- Mairenn, dit Kido. Ce n'est pas gentil d'avoir menti à ton père!
- Oui, je sais, mais il ne fallait pas qu'il sache que je savais, dit-elle. Il est assez énervé comme ça! ajouta-t-elle.
- Utiliser le prétexte d'un mariage japonais, c'était pas très convaincant. dit Kido.
- Pour lui oui... dit Mairenn.
- Ton père sait que ta mère sait? demanda Kido.
- Non, et c'est bien comme ça. répondit-elle.
- Bon, c'est assez, il faut procéder, dit Chuichi, froidement.
- Nous sommes réunis ici aujourd'hui pour célébrer le mariage de Mairenn et Chuichi. commença Kido. Le mariage n'est pas seulement une cérémonie. C'est la preuve de la confiance entre deux êtres qui est le fondement même de l'amour. C'est un effort de volonté pour oublier et s'affranchir des peurs du passé. C'est un serment qui lie deux âmes qui fut à tout jamais liées. Cela risque de créer des défis à venir.

- Kido, nous savons déjà tout ça, dit Chuichi.
- C’est pour mettre du piquant. Nous ne sommes que trois, si tu vois ce que je veux dire, dit-il. Je suis sûr que cela va plaire à vos pantins, ajouta-t-il.
- Continue, Kido, dit Mairenn.
- Le mariage n'est pas seulement une cérémonie, reprit Kido. C’est une promesse qui vient récompenser le courage de ceux qui ont attendu seuls le véritable amour pendant des années, des siècles pour ce cas-ci. Le plus important ce n'est pas cette cérémonie, elle ne sert qu'à montrer aux yeux du monde des sentiments déjà existants et des promesses déjà scellées au plus profond du cœur des mariés. termina le Kido. Myckaël, Mairenn, s'il vous plaît.
- Ma bien-aimée. Tes joues sont toujours aussi belles.
- Si tu manques d'inspiration Chuichi, je peux t'aider, dit Kido.
- Tais-toi! dit Chuichi.
- Que me baise des baisers de ta bouche! Ton amour et ton parfum sont exquis. Ne prenez pas garde à mon passé. Ce sont les gens qui l'ont brûlé. Les faux se sont tournés contre moi, Ils m'ont mise au placard.
- Que tu es belle, ma bien-aimée, que tu es belle!
- Que tu es beau, mon bien-aimé. Notre lit n'est que verdure. Ainsi mon bien-aimé parmi les hommes. À ses pieds, je suis tombée. La lumière qu'il lance sur moi, c'est l'amour. Son bras gauche est sous ma tête et sa droite m'étreint. J'entends mon bien-aimé. Voici qu'il arrive, rampant sous le sable, attendant le bon moment pour attaquer. Mon bien-aimé est semblable à un serpent. Voilà qu'il se tient derrière ce mur. Il guette, il épie.
- Lève-toi, ma bien-aimée, ma belle, vient. Lève-toi, ma bien-aimée, ma belle, vient! Ma amour caché, montre-leur ton visage, fais-leur entendre ta voix, car ta voix est douce, et charmant est ton visage.
- Mon bien-aimé est à moi, et moi à lui. J'ai cherché celui que mon cœur aime.  Je l'ai enfin trouvé celui que mon cœur aime. Je l'ai saisi, et je ne le lâcherai point.
- Voici dans cette vie, la litière du diable. Des groupes de gens l’entourent, tous fiers d’être des combatants. Craignant les révélations de la nuit. ILS se sont fabriqués des pantins en bois, leurs fidèles les aident à ramasser des colonnes d'argent, le baldaquin d'or, le siège de pourpre. Venez contempler la belle, traitres, avec le diadème dont votre chef l'a couronné, au jour de ses épousailles, ajouta Kido.
- Beau discours, dit Mairenn.
- Merci, répondit Kido. Ça vient du cœur.
- On peut continuer? demande Chuichi. Que tu es belle, ma bien-aimée, que tu es belle! Tes cheveux couleur de flammes ondulant sur les pentes des montagnes. Tes lèvres, un fil d'écarlate, et tes discours sont ravissants. Ton cou est suspendu, tous tes boucliers, des chevaliers.
- Je dors, mais mon cœur veille. J'entends mon bien-aimé qui frappe.
- Ouvre-moi, car ma tête est couverte d’épines, de gouttes rouges de la nuit. J'ai ôté mon linceul, le remettrais-je? Tu as lavé mes pieds, pourquoi les salirais-je?
- Mon bien-aimé a passé la main par la fente, et pour lui mes entrailles ont frémiront. J'ai ouvert à mon bien-aimé, mais il avait disparu! Sa mort m'a fait rendre l'âme. Je l'ai cherché, mais ne l'ai point trouvé, je l'ai appelé, mais il n'a pas répondu! Les gardes m'ont rencontré, ceux qui font la ronde. Ils m'ont frappé, ils m'ont blessé, ils m'ont enlevé mon nom, ceux qui gardent les forteresses. Je vous en conjure, le tribunal m’a demandé, que déclarerez-vous? Je suis malade d'amour. Mon bien-aimé se reconnaît entre dix mille. Sa tête est d'un or pur. Ses discours sont la suavité même, et tout en lui n'est que charme. Tel est mon bien-aimé, tel est mon époux.

Kido les regarda, et il eut un baillement.

- C'est long, dit-il.
- Mon bien-aimé s'est fait dévorer par son propre troupeau dans la grande cour, et les autres par leur obligeance l’ont protégé. Je suis à mon bien-aimé, et mon bien-aimé est à moi!
- Unique est ma princesse. Les hommes l'ont vue et glorifiée. Qui est celle-ci qui surgit comme l'aurore, redoutable comme des bataillons? Je suis maintenant redescendu, mon désir m'a déjà fait goûté le bois et fait couler mon sang. De mon sang, coulèrent amour et trahison. Du sang que tu as versé pour moi, j’ai demeuré, et de nouveau je demeurerai. Pourquoi l’avez-vous cachée? Jamais plus, cela va arriver. Vous avez assez dansé sur votre musique remplie de fausses notes.
- Mon bien-aimé, je pourrai enfin t'embrasser, sans que les gens me méprisent. Ta main gauche est sous ma tête, et ta droite m'étreint.
- Sous cet arbre je t'ai réveillée, là même où elle fut conçue, là où sera conçut à nouveau, celle que tu enfanteras. Dépose notre sceau sur ton cœur, comme ce sceau sur ton bras. Car l'amour est fort comme la mort, la passion inflexible. Ses traits sont des traits de feu. Les grandes eaux ne pourront éteindre cet amour, ni les fleuves le submerger. Ni les grandes robes, jamais plus, ne pourront l’effacer. Il faut oser vivre et aimer pour devenir Disciple, de qui ou de quoi d'autre si ce n'est de la Vie en sa Source, selon Nature!

Mairenn savait que Chuichi l'aimait, que ce soit bien clair. Ils se regardèrent dans les yeux encore quelques secondes puis se tournèrent vers Kido.

Chuichi Tatsuya, voulez-vous prendre Mairenn O'Mahony pour épouse, pour le meilleur et pour le pire, jusqu'à ce que la mort vous sépare... encore une fois? dit Kido en soupirant.
- Je le veux. répondit Chuichi en fixant Kido, d’un regard austère.
Mairenn O'Mahony, voulez-vous prendre Chuichi Tatsuya pour époux, pour le meilleur et pour le pire, jusqu'à ce que la mort vous sépare… encore une fois?
- Je le veux. dit-elle en souriant.
- Bon, faites ce que vous voulez, je m’assoie, j’ai mal aux jambes. dit Kido en se laissant tomber.
- Tu n’aurais pas oublié quelque chose par hasard? dit Mairenn.
- Ah oui… Je vous déclare… mari et femme, dit-il en se levant brusquement et en se rassoyant aussitôt. Chuichi, embrasse la mariée! Et laissez-moi tranquille, j’ai faim… je vous laisse.
- T’es vraiment nul comme pasteur, dit Chuichi.
- Je sais, j’ai faim.

Chuichi prit le visage de Mairenn dans ses mains et approcha sa bouche de la sienne. Ils se sourirent un instant, tout près l'un de l'autre, puis goûtèrent leurs lèvres, enfin.

À sentir Mairenn contre lui, Chuichi avait la sensation d'avoir du feu sur les joues, tant l'instant l'avait intérieurement chamboulé. Le baiser et le réunion, avait eu l'effet d'une bombe sur lui. Il n'avait soudain qu'un désir, prolonger ce moment, le plus longtemps possible.

Il ne la quittait pas des yeux, son coeur battait à tout rompre, et son visage témoignait de l'effet que le geste lui avait fait. Il la contemplait, elle était belle. Il avala difficilement sa salive. Elle le trouvait beau, mais lui, était sidéré par la force qui émanait d'elle. Impétueuse, elle aurait pu vaincre la pluie sans problème. Si belle!

Quelques mots qui attisèrent un peu plus le déluge émotionnel dans lequel Chuichi se trouvait. Il ne pourrait pas résister longtemps à cette envie soudaine mais violente et difficilement repoussable, de laisser place après le langage des mots, au langage des corps.

Mairenn s’était toujours étonnée de le voir si timide avec ces choses là. Ne dit-on pas que les hommes sont plus bavards sur le sujet et plus aventureux? Et bien Chuichi fait partit des exceptions masculines.

Tous deux frissonnèrent à ce contact charnel. Chuichi, n'étant pas décidé à rompre ce moment magique, passa une de ses mains sur la nuque de Mairenn pour approfondir le baiser. Chuichi se sentit progressivement se fondre en elle. Leur corps n'existaient plus et leurs âmes étaient liées. Ils ne formaient plus qu'un.

À ce moment précis, ce qui devait se produire, se produisit.

Dans un pale rayon de soleil, filtré par les grand nuages immaculés de blanc, assis au milieu d'une ancienne pièce. Regardant leurs vies défiler sous leurs yeux. Le regard vide. Ils rêvaient éveillés. Une lumière se créa. Ils n'étaient plus eux, mais eux d'une autre époque.

Leurs corps se transformèrent. Une barque flottait. On identifie Chuichi qui se distingue des autres par sa grande taille. Il était accompagné de sa belle. Autour d'eux, des papyrus et des manuscrits hauts comme des hommes les masquaient aux regards indiscrets. La jeune femme était vêtue d'une robe blanche légère. Il la prit dans ses bras. Ils s'abandonnèrent à une étreinte si précieuse, car rare. Laissant sa tête reposer sur le torse de son bien-aimé, elle soupira.

Mairenn logea sa tête au creux de son cou, laissant le silence les relaxer. Ils se regardèrent un moment et s’embrassèrent. Ce baiser fut différent des autres, comme s’ils scellaient un pacte. Celui de s’aimer, de se protéger dans n’importe quelles circonstances.

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P.S. : Voilà le deuxième du troisième... un extrait de mon roman à venir... Ce mariage contient 10 pages, mais j'ai fait un résumé. En espérant que cela vous plaira. Bonne lecture... :-D





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dimanche, février 20, 2011

Amour éternel - 3e vie ... deuxième partie

*Amour éternel*

Malgré toutes les précautions, James vint au courant de leur liaison secrète, six mois plus tard. Il décida d'envoyer sa fille chez sa tante, en Nouvelle-Écosse pour un mois. Il fit venir sa fille dans son bureau.

- Papa, pourquoi fais-tu ça?
- Un mois et tu l'auras oublié.
- Je l'aime papa!
- Je choisirai un homme qui sera très bien pour toi.
- Tu me disais que tu ferais tout pour que je puisse obtenir tout ce que je veux!
- Si j'avais su que ce serait aussi insensé, je t'aurais dit non tout de suite.
- Et pour quelle raison? demanda Mairenn.
- Depuis quand répliques-tu lorsque je parle?
- Je serai avec lui que tu le veuilles ou non! Tu ne me forceras pas à être avec un homme que je n'aime pas.
- Tant et aussi longtemps que tu vivras sous mon toit, tu devras te soumettre à mes règles. dit James d'un ton sévère.
- C'est Chuichi, que je veux.
- Un jour tu me remercieras et tu comprendras que j'avais raison.
- Je vais surtout réaliser, que ma vie sera gâchée grâce à toi!
- Pardon?! dit James, les yeux grands ouverts.
- Tu as très bien compris ce que je viens de dire! dit-elle courageusement.
- Bon, vas préparer tes valises! Tu pars demain matin. Tu peux sortir de mon bureau, notre discussion est terminée. dit James sans la regarder.

Mairenn supplia son père de changer de point de vue, mais sans succès.

Elle se rendit au petit café où Chuichi discutait avec des amis. Le quartier était fréquenté en majorité que par des asiatiques. Elle marchait, puis se faisait dévisager étrangement. Quelques-unes des personnes qui circulaient sur la rue, lui faisaient un signe de la tête pour la saluer. Elle s'arrêta à quelques pieds de la porte. Elle se demandait, si elle devait partir sans lui dire.

Elle ne voulait pas créer un conflit entre lui et son père. Ils étaient amis depuis longtemps, et elle ne voulait pas que cette amitié soit brisée par sa faute. Elle s'immobilisa un moment, et elle entra.

- Chung, est-ce que je peux te parler?
- Bonjour, ma chérie! Qu'est-ce qu'il y a? C'est moi qui te fait cet effet là? Tu es pâle, plus qu'à l'habitude, dit-il en souriant.
- Mon père est au courant pour nous deux. Il a décidé de m'envoyer en Nouvelle-Écosse pour un mois, en espérant qu'à mon retour, je t'aurai oublié.
- Notre amour dure depuis des siècles, ce n'est pas un mois qui y changera quelque chose, dit-il en lui donnant un baiser sur le front.
- Je suis sérieuse, Chung! dit-elle en haussant la voix.
- Moi aussi! dit-il. Ok, ne t'en fais pas. Durant ton absence, je lui parlerai.
- Il ne veut rien entendre !
- Je t'ai dit que j'allais lui parler!

Chuichi se leva brusquement et sa chaise se renversa sur le sol et il l'a rua de coups de pieds.

- Chung! Je ne veux pas briser votre amitié! Je vais partir et j'essaierai de t'oublier. 

Elle avait les yeux en larmes.

- Quoi?! cria-t-il.
- Je ne sais plus quoi faire! 

Elle le regardait avec des yeux égarés.

Chuichi la serra dans ses bras en lui donnant un baiser sur le front.

- Écoute-moi, personne ne pourra nous séparer, même ton père que ce soit un ami ou pas. Tu as compris?
- Oui. dit-elle, en le serrant très fort.

Le lendemain matin, Mairenn quitta pour la Nouvelle-Écosse. Elle aimerait que Chuichi soit là pour lui dire au revoir.

Chuichi annula tous ses rendez-vous pour aller rencontrer, James. Il sait que cette conversation ne mènera nulle part, mais il voulait tout de même discuter avec lui. Malgré qu'il pouvait conserver son sang-froid, il lui arrivait parfois, d'être impulsif.

Il avançait dans le corridor, et plus il voyait la porte du bureau de James, plus sa rage montait. Il ouvrit la porte, et entra.

- Salut James. Comment ça va?
- Très bien, merci.
- Ta fille est partie en Nouvelle-Écosse ce matin?!
- Ne fais pas l'idiot, tu sais très bien pourquoi. Je ne veux pas que ma fille soit avec toi. Elle se croit amoureuse de toi. Toi et moi, savons ce qui pourrait arriver. Tu souhaites la voir morte à nouveau? Tu as oublié? demanda James en le fusillant du regard.
- Tu crois que je peux oublier? Je ne veux pas que tu t'opposes entre nous.
- Ma fille pourrait être en danger et je ne veux pas qu'elle le soit.
- Comme je vois, tu laisses ta fille libre de ses décisions, pourvu que ce soit toi qui décide!
- Ne change pas de sujet. Je te l'ai dit, je ne veux pas qu'elle soit malheureuse. Tu sais très bien ce que cela pourrait causer!
- Jamais elle sera en danger avec moi. Je l'aime et ce n'est pas toi qui va m'empêcher de ressentir les sentiments que j'aie pour ta fille.
- Je n'ai pas dit que tu lui ferais mal intentionnellement, mais tu sembles oublier qu'elle est déjà morte dans tes bras! Elle ne se souvient de rien! Et c'est mieux ainsi, crois-moi.
- Je n'ai jamais aimé une autre femme. Il y a un pacte entre elle et moi, dit-il en posant ses mains sur le bureau de James.
- Ce n'est pas sérieux! Oublie ce pacte, dit James en secouant la tête.
- Comment peux-tu dire une chose pareille? Si cette relation ne s'officialise pas, tu sais très bien que nous mourrons tous les deux. dit Chuichi.

James le regarda et baissa les yeux.

- Je ne te donnerai pas l'occasion de détruite ce qu'il y a entre elle et moi.
- Chung, tu pourrais le regretter, n'insiste pas!
- C'est une menace?
- Un simple avertissement. Tu sembles oublier en quoi conciste notre organisation, dit James.
- Non, je n'ai pas oublié! Comment je pourrais oublier la promesse que j'ai faite.
- Maintenant, tu sors de mon bureau.
- Va te faire foutre! cria Chuichi.

Chuichi sortit en claquant la porte.

James aurait voulu revenir sur ses propos, mais sa fierté lui en empêchait. Il sait que Chuichi est très sincère. Il n'était pas aussi sévère qu'il le laissait supposer. Mais il sait qu'une relation entre elle et lui pourraient mettre en danger, toute l'organisation et la vie de sa fille.

Tellement de personnes ont goûtés la mort, tant de personnes ont combattues pour l'organisation. Combien de fois devront-ils se réincarner pour qu'enfin la promesse de Chuichi, soit réalisée.

James savait depuis un bon moment que sa fille avait une attirance pour Chuichi. Il savait que cela arriverait tôt ou tard. Mais il croyait que la vie pourrait oublier. Elle lui a déjà dit, que s'il la forçait à se marier avec un homme, elle s'enfuirait et il ne la reverrait jamais.

5

Deux semaines plus tard...

Aisling dit à James qu'elle préférait voir sa fille avec l'homme qu'elle aime, plutôt que de la voir s'enfuir ou pire, qu'elle mette fin à ses jours pour l'oublier.

Il jugea bon de la faire revenir deux semaines plutôt. Cette décision n'a pas été prise à la légère. Sa femme fut obligée de négocier avec lui longuement, pour lui faire entendre raison.

Aussitôt revenu de la Nouvelle-Écosse, Mairenn continua de fréquenter Chuichi. James le savait, mais il ne s'y opposait pas, même s'il faisait de grands efforts pour ne pas désapprouver. Sa femme lui pria de ne pas s'interposer dans leur relation et qu'il devait les laisser vivre leur amour, peu importe ce qui adviendrait.

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jeudi, février 17, 2011

Amour éternel (par chapitres) I à XXVIII

* AMOUR ÉTERNEL *

I à XXVIII


Notre union crée un tableau, qui éclaire notre esprit. Nos pas sur la Terre est une danse, qui donne naissance à l'amour divin. Notre vision de l'étreinte amoureuse, est l'essence d'une nouvelle vie.

Notre rire applaudit notre amour, et notre liberté, manifeste un espace authentique. Cet amour est entré dans notre vie, unique, et parfume notre sol.

Il devine ma tendresse, et moi, la grâce de son cœur. Des étoiles brillent sur son visage, mon sourire réjouit son âme. La lumière qu'il propage, fait de lui, le plus bel homme du monde. Maintenant que je sais qui il est, qui je suis, qui nous sommes.

Nous découvrons la beauté de notre unité. Nous sommes deux, mais un seul cœur et une seule âme. Il est ce que je suis. Je suis ce qu'il est. Nous avons toujours été près l'un de l'autre, sans vraiment le savoir, jusqu'au jour ou... Nous avons été touchés par ce dont nous avions toujours senti être réel : Nous nous aimons de ce pur Amour éternel.

Et le monde va changer à notre passage.



J-Karole McDowell, 2011
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Chapitre VII        Afficher

Chapitre VIII       Afficher

Chapitre IX         Afficher

Chapitre X          Afficher

Chapitre XI         Afficher

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Chapitre XIV       Afficher

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Chapitre XVI       Afficher

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Chapitre XIX       Afficher

Chapitre XX        Afficher

Chapitre XXI       Afficher

Chapitre XXII      Afficher

Chapitre XXIII     Afficher

Chapitre XXIV     Afficher

Chapitre XXV      Afficher

Chapitre XXVI     Afficher

Chapitre XXVII    Afficher

Chapitre XXVIII   Afficher


Bonne lecture,

Karole McDowell






Description physique / morale

CHUNG :

30 ans, 1m78. Il a les cheveux courts, noirs (bien sûr), des yeux noirs, des cils longs, un petit nez et des lèvres irrégulières. Il est mince sans être maigre. De belles mains, doigts longs, un visage plus ou moins ovale, et il porte des lunettes. Il a une grande cicatrice sur l'épaule droite et une autre sur la cuisse gauche.

Sans conteste, Chung est un brillant intellectuel sans être prétentieux. Personnage autoritaire, homme de principes, il n'est toutefois pas un diplomate consommé, et sa détermination l'amène souvent à s'obstiner au-delà du raisonnable. 

Enfin, en dépit de son apparence sévère, il est un homme affable, galant et charmant. Il est timide, affectueux, généreux, patient, protecteur. Il est très jaloux, au tempérament guerrier. Il dissuade un homme de s'approcher de sa tendre moitié, d'un simple regard. Il peut être aussi gentil que cruel, aussi doux que dur et aussi chaleureux que glacial.

Mystérieux et très secret, il est pourtant très plaisant au quotidien et fait preuve d'une grande vivacité d'esprit. Il est très étonnamment exigent. Il se remet rarement en question. Et il aime prendre son temps, sentimentalement parlant.


MADAELÈIN :

28 ans, 1m79, irlandaise. Une longue crinière rousse flamboyante, et les yeux verts. Elle n'est pas mince, sans être grasse. Elle a de longs cils, yeux en amande, un nez retroussé et le visage ovale. Elle a la peau très claire, taches de rousseur et maquillage légèrement. Elle a les lèvres égales, et charnues. Elle adore les chaussures à talons hauts, ce qui déplaît Chung.

Elle peut être parfois arrogante et ironique. Aussi belle que dangereuse, Chung aime bien la comparer à une tigresse. De nature distinguée, cultivée, très imposante par sa beauté, par son savoir et son habileté intellectuelle et mondaine. Elle est fidèle, à l'écoute de l'homme qu'elle aime, pourrait se transformer en bombe pour atteindre ceux qui osent s'en prendre à son amoureux.

Elle déteste se faire attribuer des défauts, qu'elle ne possède pas. Elle n'aime pas les dispute, elle préfère quitter. C'est une femme dont l'extrême sensualité s'accorde avec sa virilité. (du moins c'est ce qu'il aime penser)

SAMI : 

32 ans, 1m83. Il a un corps d'athlète et les cheveux mi-longs, noirs (bien sûr). Des yeux noirs et un regard franc, mais aussi séducteur. Il a un visage triangulaire bas et, les lèvres bien dessinées. Il a un pas lent et il aime mettre les mains dans les poches de son pantalon. Il parle lentement et il aime manger.

Toutefois, en dépit d'un manque de subtilité certain, Sami sait se laisser tempérer ou fléchir par les arguments lorsqu'ils font sens. Il respecte le courage et l'honneur, mais il sait apprécier les traits d'humour et montre un intérêt certain pour les arts.

Manipulateur à ses heures, il a un tempérament très changeant, ce qui fait qu'il s'adapte à une vitesse éclair à toutes les situations, même les plus improbables ou saugrenues. Têtue comme une mule, lorsqu'il dit non, c'est non, et pas la peine d'essayer de le convaincre, ce serait comme parler à un mur et attendre qu'il réponde. Mais...